Gatineau: une ville en transformation et en évolution

Gatineau a connu au cours de son histoire une importante expansion territoriale grâce à la fusion d’un grand nombre d’entités municipales.

La rivière et la Ville de Gatineau rappelleraient le nom de Nicolas Gastineau dit Duplessis. Ce commerçant de fourrures du XVIIe siècle aurait navigué sous le Régime français sur la rivière, Ce pourrait aussi être le nom de ses deux fils, qui avaient établi un poste de traite à son embouchure.

Gastineau habitait Trois-Rivières et faisait la traite sur une rivière située entre l’Outaouais et le Saint-Maurice. On avait pris l’habitude d’appeler ce cours d’eau rivière à Gatineau. Une légende a voulu pendant longtemps que Nicolas Gatineau se soit noyé dans la rivière des Outaouais. On sait aujourd’hui qu’il est bel e bien mort dans un lit d’hôpital à Québec.

La Canadian International Paper

La Canadien International Paper (CIP), aujourd'hui l'usine Resolu, a joué un rôle majeur dans le développement de Gatineau.
La Canadien International Paper (CIP), aujourd’hui l’usine Resolu, a joué un rôle majeur dans le développement de Gatineau. Photo: Yves Lusignan

Le noyau de la ville se situe à Pointe-Gatineau au début du XIXe siècle. C’est vraiment l’arrivée en 1926 de l’importance papetière de la Canadian International Paper (CIP) dans le secteur Gatineau Mills qui permet à Gatineau de devenir une ville industrielle importante. En effet, la papetière et ses usines connexes emploient des centaines d’ouvriers. La présence de la CIP sera bien appréciée durant la Grande Dépression des années 1930 où l’emploi se fait très rare.

Pendant des décennies, Gatineau avec Hull fut parmi les plus importants producteurs de papier journal au monde. La Canadian International Paper à Gatineau produisait, entre autres, le papier journal pour Le Droit d’Ottawa et la Gazette de Montréal.  Elle produisait aussi le papier pour des journaux prestigieux comme le Chicago Tribune et le Wall Street Journal. L’usine de la CIP fonctionne toujours, mais opère sous le nom de Produits forestiers Résolu.

 

Texte préparé par Michel Prévost, D.U., archiviste en chef de l’Université d’Ottawa et président de la Société d’histoire de l’Outaouais.