La rue Hanson: on produisait aussi des bas à Hull

La Hanson devient dans les années 1950 la plus importante manufacture à Hull et la deuxième entreprise après la E.B. Eddy pour son chiffre d’affaires et le nombre d’employés. Photo: Yves Lusignan
La Hanson devient dans les années 1950 la plus importante manufacture à Hull et la deuxième entreprise après la E.B. Eddy pour son chiffre d’affaires et le nombre d’employés. Photo: Yves Lusignan

Hanson. Ce nom rappelle la Hanson’s Woollen Mills. Fondée en 1878, la Hanson’s s’installe d’abord sur le rive est du ruisseau de la Brasserie. Elle est détruite par le grand feu de 1900. Peu après, l’entreprise reconstruit ses nouvelles installations sur la rive ouest du ruisseau qui avait échappé au Grand Feu.

Sous divers noms, cette entreprise devient dans les années 1950 la plus importante manufacture à Hull et la deuxième entreprise après la E.B. Eddy pour son chiffre d’affaires et le nombre d’employés.

Hanson: on fabrique des bas

C’est grâce à une innovation technologique que la compagnie connaît une telle gloire. En effet, la Hanson’s développe une technique consistant à incorporer à la fibre de laine, 15 pour cent de nylon, ce nouveau matériau hérité des technologies développées pendant la Seconde Guerre mondiale, qui donnait aux bas une plus grande résistance à l’usure et surtout au rétrécissement. L’entreprise poursuit ses activités sur la rue Front, aujourd’hui Hanson, jusqu’en 1975, puis déménage dans le secteur Fournier où quelques années plus tard, elle ferme définitivement ses portes.

L’ancienne usine a été restaurée et est connue maintenant sous le nom de la Filature pour rappeler son illustre passé. Le nom de la Hanson’s est toujours bien lisible sur la façade de l’édifice qui a reçu au début des années 2000 le Prix orange du patrimoine de la Société d’histoire de l’Outaouais afin de souligner la qualité de cette restauration et pour avoir redonné vie à ce bâtiment abandonné depuis longtemps et menacé de tomber sous le pic des démolisseurs.

 

 

Texte préparé par Michel Prévost, D.U.,  archiviste en chef de l’Université d’Ottawa et président de la Société d’histoire de l’Outaouais.